Jean-Philippe Durand
Stratégies de publics et de communication pour la culture
Posts
Durant les beaux jours, le festival Paris quartiers d’été prend le relais des institutions culturelles de la capitale. Il se déploie sur trente-deux sites, de part et d’autre du périphérique. Cette année, il ancre son navire amiral dans la Cour des Invalides. Récit d’une ouverture magique…
Les travaux de la Comédie française contraignent Paris quartiers d’été à délaisser la cours du Palais royal qu’il affectionne tant. Le festival abandonne son cocon de la rive droite, traverse la seine, s’aventure dans le très sage 7ème arrondissement et plante sa caravane au pied des l’Hôtel des Invalides. C’est The Manganiyar Seduction qui ouvre la manifestation pour trois représentations. Le pari est audacieux avec une jauge de 2.000 sièges par soirée, en plein pont du 14 juillet ! Paris quartiers d’été le remporte haut la main : le public se presse nombreux à l’entrée du spectacle et repart avec un sourire béat aux lèvres, conquis par les rythmes envoutants de la musique des Manganiyars. C’est que le scénographe et metteur en scène Roysten Abel a su sortir cette musique traditionnelle de l’ouest du Rajasthan du cercle des initiés et la rendre accessible au plus grand nombre, sans pour autant sacrifier sa finesse.
Au fond de la Cour des Invalides, Roysten Abel dresse une maison de poupée à taille humaine. Sur quatre niveaux, elle juxtapose trente-six pièces, closes d’un rideau rouge, une par musicien. Elles s’ouvrent une à une au son d’une lancinante mélopée. Les instruments et les voix s’unissent et se renforcent. Solo, duo, trio, quatuor quintet… Ici, c’est la verticalité qui étonne. Alors que l’orchestre occidental s’étale au sol, les musiciens indiens respectent une hiérarchie ascendante : les cordes, puis les voix et enfin les percussions. Les musiciens et les chanteurs sont comme sertis dans une couronne lumineuse. Ils s’éclairent ou disparaissent dans la nuit au gré de leurs interventions musicales. Le résultat est éblouissant, la musique à fleur de peau ! Une sorte de transe magique et étincelante s’installe peu à peu. Les instruments répondent aux voix et les gestes s’unissent aux paroles pendant que le son d’une sorte de castagnette souligne la gradation rythmique et sonore.
Paris quartiers d’été – du 14 juillet au 9 août 2011
Renseignements : 01 44 94 98 00 – www.quartierdete.com
Le Festival d’Avignon est un rendez-vous incontournable pour les acteurs du spectacle vivant. En cette année pré-électorale, il ne l’est pas moins pour les candidats à la candidature du PS. Dans leurs bouches, un terme revient comme leitmotiv coopérative. Revue de détail…
Cette année, Avignon est une étape incontournable dans le parcours électoral de tout candidat à la primaire du parti socialiste. Certains s’y sentent à l’aise. C’est le cas de Martine Aubry, une fidèle depuis plus de vingt ans. D’autres moins ! Les uns et les autres sont attendus par les acteurs culturels, les syndicats professionnels, les organismes représentatifs et autres lobbyistes. Chacun fourbit sa liste de doléances, certaines relayées par des encarts dans les medias. C’est que l’enjeu est de taille : le mot culture n’est cité qu’une fois dans la liste des trente propositions du parti socialiste. Alors, il semble que le temps d’agit est venu.
Les propositions formulées par les candidats paraissent assez classiques. Toutes mettent en avant l’éducation artistique comme moteur de la démocratisation culturelle. Elles insistent sur l’importance des médiateurs culturels que Martine Aubry place dans les équipements culturels alors que Ségolène Royal les destine aux lycées. Et alors qu’elles soulignent le rôle imparti à l’Etat, Manuel Valls se détache du discours ambiant en insistant sur la place des collectivités territoriales.
Un terme apparaît régulièrement dans les discours : celui de coopérative. Coopératives artistiques où se rencontreraient artistes, associations et habitants pour Martine Aubry ; lieux coopératifs d’artistes fondés sur des équipes permanentes de tous horizons pour Arnaud Montebourg… Mais que se cache-t-il réellement sous ce concept ?
Le devenir de l’Hôtel de la Marine se précise. La commission présidée par Valéry Giscard d’Estaing a rendu son avis le 12 juillet. Elle préconise de nommer le Louvre comme opérateur principal. Si cette position a le mérite d’être consensuelle, elle ne laisse pas moins de nombreuses questions en suspens. Analyse…
Résumé des épisodes précédents ! La révision générale des politiques publiques (RGPP)est à l’œuvre à travers le pays. Et le ministère de la Défense est sommé d’apporter sa contribution. Au-delà des fermetures de garnisons en province, il convient de s’attaquer aux services et aux états-majors parisiens. Le ministère envisage de les regrouper au nord du XVème arrondissement dans ce qui est rapidement qualifié de Pentagone à la française. C’est une opération à tiroirs. Elle consiste à vendre de nombreux sites et hôtels particulier pour financer la part qui revient à l’Etat dans le nouvel équipement.
Le projet avance sans trop de heurts… Ce serait sans compter sur les questions patrimoniales que cristallise l’Hôtel de la Marine. C’est que le dossier regorge de tous les ingrédients propres à attirer les convoitises et à alimenter les polémiques. Par sa taille tout d’abord : 24.000 m2 au cœur de la capitale. Par sa situation géographique : place de la Concorde, face à l’Assemblée nationale, au débouché de la rue Royale, à un jet de pierre du Palais du Louvre. Par son historie enfin : construit pour Louis XV afin d’abriter le mobilier le la couronne.
France Domaine, le service chargé des cessions immobilières de l’Etat, lance un appel d’offre en novembre 2010. Différents idée voient le jour portées par des attelages disparates. Le buzz s’enclenche, engagé par des lobbyistes puissants. Résultat ? La cacophonie gagne. La polémique fait rage. Il n’est question que de spoliation du patrimoine national, d’irruption du privé dans la gestion de la culture… Pour apaiser les débats et trancher entre les différentes hypothèses, une commission est nommée, présidée par Valéry Giscard d’Estaing. Ses douze membres se réunissent pour leur première fois le 11 mars 2011 et auditionnent 19 acteurs culturels et candidats à l’occupation des lieux.
Elle vient de rendre son verdict. Pour elle, l’Hôtel de la Marine doit rester dans le champ de l’Etat ! Ce monument d’Etat, construit par et pour l’Etat, ne peut être ni vendu ni concédé. Elle propose que le Louvre en devienne l’opérateur principal. Les grands salons du premier étage ainsi que le fameux balcon de la place de la Concorde seront largement ouverts au public. Rebaptisés Galeries du trésor français, ils abriteraient les trésors de la couronne et des expositions temporaires organisées en collaboration avec le Mobilier national, le musée des Arts décoratifs, les Manufactures nationales, le Cabinet des médailles. Une allée piétonne reliera les deux cours centrales aux rues Royale et Saint Florentin . Le projet prévoit de la border d’espaces loués à des opérateurs privés ou publics du secteur culturel, des métiers d’art… Quant aux anciens bureaux, ils pourraient être affectés à la Cour des Comptes ou donnés en location avec un cahier des charges très strict.
Aussi alléchante soit-elle, cette décision laisse de nombreuses questions en suspens…Quid du financement des travaux de rénovation ? Les différents projets en lice les ont évalués entre 150 et 240 millions d’euros. Quid du manque à gagner pour le budget 2011 de l’Etat ? Car ce ne sont pas moins de 300 millions d’euros qui ont été inscrits au titre des recettes exceptionnelles du ministère de la Défense.
En marge des Rencontres d’Arles, Frédéric Mitterrand dévoile plusieurs mesures en faveur de la photographie. Elles ciblent majoritairement la gestion des fonds, publics ou privés. En parallèle, 6.700 photos entrent au Centre Pompidou. Décryptage…
C’est une double volonté qui anime les annonces du ministère de la Culture et de la Communication : renforcer le soutien aux fonds photographiques et démultiplier l’accès aux publics :
- le site-portail Arago : lancé en novembre 2011, il rendra lisibles les fonds aujourd’hui conservés dans les bibliothèques, les musées et autres institutions publiques. Arago permettra d’effectuer des recherches en ligne par auteur, technique, collection, thème… Il aura pour originalité de faire le lien entre les différents supports pour la même œuvre.
- l’hôtel de Nevers : situé près du site Richelieu de la Bibliothèque nationale, il accueillera des expositions liées à des fonds historiques et contemporains. Géré par le Jeu de paume, il a vocation à remplacer l’hôtel de Sully fermé au public en 2009.
- les dons de fonds photographiques à l’Etat : en sommeil depuis plusieurs années en raison de polémiques sur les conditions d’accueil des collections, ils seront encouragés par la création d’un groupe d’experts pour étudier les propositions et par l’organisation d’expositions pour en valoriser les contenus.
Ce programme se double de trois annonces :
- la mise en place de prêts remboursables sur trois ans pour faciliter la production de reportages. Ce fonds de soutien sera doté de 75.000 euros en 2012 et passera ensuite à 150.000 euros.
- le lancement du concours d’architecture pour le bâtiment qui réunira, en Arles, sur le même site l’Ecole nationale supérieure de la photographie (ENSP) et un établissement destiné à accueillir, valoriser et exposer des fonds de photographes, archives et collections. Il se situera à proximité à proximité de celui que conçoit Frank Gehry pour abriter le projet de la Fondation Luma, appartenant à la mécène Maja Hoffmann.
- l’achat par le Centre Pompidou de près de 6.700 images appartenant au collectionneur et historien Christian Bouqueret grâce au mécénat de Yves Rocher.
Faire sortir la musique classique des salles de concerts ! Les villes multiplient les initiatives… Mais la campagne n’est pas en reste. A l’instar du Festival des forêts qui allie musique et rencontres bucoliques. A découvrir…
Le groupe de promeneurs achève son pique-nique gourmand. A l’ombre d’un frêne centenaire, un guide raconte : les contes et légendes, l’histoire, la faune, la flore, l’exploitation de la forêt par les hommes… Le groupe reprend sa marche tranquille quand son oreille est attirée une surprenante mélopée. Au détour du chemin apparaît un trio à corde. Il attend le visiteur pour lui offrir une pause musicale en plaine nature. Après un goûter convivial, l’après-midi s’achève par un concert dans un village de caractère… Voilà ce à quoi le Festival des forêts convie le mélomane averti ou le simple curieux depuis 1992. Nous sommes en forêt de Compiègne, à une heure de Paris, dans un territoire au riche patrimoine : Palais Impérial et Théâtre Impérial, Châteaux de Pierrefonds et du Plessis-Brion, abbayes et églises de Saint Jean aux Bois, Morienval, Vieux-Moulin, la Croix Saint-Ouen, Saint Crépin aux Bois, Chelles, Choisy au Bac, Rethondes…
Chaque année, le festival invente de nouvelles formules. Au yoga en forêt, à la découverte des plantes, à l’observation de la faune et l’écoute des bruits s’ajoute la nuit passée dans les arbres.
Festival des forêts – du 21 juin au 17 juillet
Information et réservation : 03 44 06 25 87 – www.festivaldesforets.fr
Bis répetita ! Pour la seconde fois, le Conseil constitutionnel censure le projet de loi créant les conseillers territoriaux. Pour une question de procédure…
Quel adjectif employer pour qualifier la réforme des collectivités territoriales ? Mal-née ? Aux forceps ? Ce texte a du mal à passer et les exemples sont rares d’une réforme censurée deux fois par la magistrature suprême ! Il est vrai que le texte introduit des changements majeurs dans la gestion des collectivités territoriales.
Le 9 décembre 2010, le Conseil constitutionnel rejette le tableau de répartition des conseillers territoriaux proposé par le Gouvernement. Il note que « 6 départements présentent des écarts de plus de 20 % à la moyenne régionale quant à leur nombre de conseillers territoriaux rapportés à la population du département ». Il s’agit de la Meuse, du Cantal, de l’Aude, de la Haute-Garonne, de la Mayenne et de la Savoie.
Cette fois, la censure ne porte pas sur le fonds mais sur la forme. Les sages relèvent que le texte aurait du être présenté devant le Sénat avant la l’Assemblée nationale, plutôt que l’inverse. Tout cela pourrait sembler futile. Ce serait méconnaître le rôle majeur des conseillers territoriaux dans la réforme. Rappelons qu’ils doivent remplacer à partir de 2014 les conseillers généraux et les conseillers régionaux.
Valse hésitation autour du classement de l’œuvre de Le Corbusier ! Alors qu’il se réunit jusqu’au 29 juin, le dossier de candidature n’a pas encore été étudié par le Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco. Les enjeux sont importants et l’issue incertaine …
En 2009, à Séville, le dossier essuie un premier échec. Un second refus ferait tâche dans le paysage. C’est pourquoi la France devrait proposer aux vingt pays siégeant à ses côtés un ajournement du dossier. Cela lui donnerait le temps de convaincre les réticents. Car l’ajournement garantit un nouvel examen dès 2012. Autre solution, se contenter d’un classement a minima qui se limiterait à la Villa Savoye (Poissy), à Notre-Dame-de-Ronchamp (Haute-Saône), à la Cité radieuse (Marseille) et, éventuellement, au Musée des beaux-arts de l’Occident (Tokyo).
La difficulté principale vient du côté atypique de la candidature. Il ne s’agit pas de classer un monument ou un site, mais l’œuvre d’un artiste. Le dossier présente 19 réalisations de Charles Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier (1887-1965) afin de démontrer sa « contribution exceptionnelle au mouvement moderne ». Tous les bâtiments construits par l’architecte franco-suisse n’y figurent pas, ni l’ensemble des pays dans lesquels ils ont été édifiés. Mais, avec six pays et une grande diversité d’édifices – maisons, immeubles, église, musée – qui couvrent le meilleur de la période créatrice, c’est bien l’ensemble de l’œuvre est ici défendue.
La France compte sur son territoire 12 des 19 sites. C’est la raison pour laquelle sa délégation est porteuse du projet. Elle s’est heurtée au Conseil international des monuments et des sites (Icomos) qui expertise les dossiers. Son avis s’est révélé très négatif. Principaux arguments : l’absence d’œuvres majeures mais, surtout, la notion de séries qui pourrait ouvrir la porte à de nombreuses autres demandes : Aalto, Gropius, Mies Van der Rohe ou Frank Lloyd Wright…
A suivre…
Les rubriques constituent la colonne vertébrale de la newsletter. Ce sont autant de niveaux de lecture qui la structurent et orientent l’internaute vers ses contenus. Il convient donc de choisir leur nom avec soin.
Au-delà des thématiques introduites, le choix d’un nom pour une rubrique implique un saut créatif. Vous pouvez, bien sûr, vous cantonner à une logique informative. Mais pourquoi ne pas tenter de recourir à la poésie ou à l’humour ? Vous gagnerez ainsi en attractivité…Voici quelques exemples :
- pour mettre l’accent sur une information phare : Focus, A la une, Actualité, Evénement, A l’affiche, En scène, A voir, Incontournable, A l’honneur, etc. ;
- pour nommer une action culturelle ou un projet de médiations : Approfondir, Petite conférence, Aller plus loin, Autour de l’exposition, Bord de scène, Bord de plateau, Bord de cimaise, Mieux comprendre, Débattre, En aparté, Entrée libre, D’abord… Ensuite, Conférence, Atelier, Rencontre publique, Encore, Forum, Coin de toile, etc. ;
- pour orienter vers des offres spéciales : Le coin de l’abonné, Faites vite, Partenariat, A votre attention, Privilèges, Vos avantages, etc. ;
- pour annoncer des projets : A venir, En cours, Coproduction, En montage, Rejoignez-nous, Au travail, Dans le secret de l’alambic, etc. ;
- pour traiter de la vie de la structure : Entre nous, Les à côtés, En coulisses, Depuis les réserves Chuuuuuuuuuut, Carnet de bord, Secrets de fabrique, Secrets de coulisses, Arrière-salle, Derrière le rideau, etc. ;
- pour désigner des artistes émergents : Révélation, A découvrir, Talent, Insolite, Lauréats, Jeunes années, etc. ;
- pour donner la parole à un artiste : Zoom sur, Parole, Portrait, Interview, Ligne de vie, Se retrouver, Une heure avec, etc. ;
- pour transmettre des informations pratiques : En pratique, Mode d’emploi, Comment faire, Nous retrouver, etc. ;
- pour parler des spectacles en tournée : Ca tourne, Nomade, Carnet de route, Diffusion, En tournée, Dans le monde, Touring, Sur les routes, etc. ;
- pour citer des publications : C’est paru, A lire, Bibliographie, Parution, Se documenter, Au fil des pages, etc. ;
- pour introduire un calendrier : A venir, Prochainement, Rendez-vous, Agenda, Toutes les dates, Coming soon, Cet automne, Save the date, A noter, Incontournable, etc. ;
- pour souligner une série de courtes informations : Brèves, Télégrammes, Spots, En bref, En direct, etc. ;
- pour afficher en genre rédactionnel : Portrait, Reportage, Interview, Enquête, Editorial, Brèves, etc. ;
- pour cibler une catégorie de public : Le coin des fidèles, En famille, Tous publics, Parents-enfants, Avec les ados, Jeunes planches, Campus, Minot, Junior, Génération théâtre, L’art pour grandir, Place aux jeunes, etc. ;
- …
Libre à vous d’ouvrir de nouvelles voies…
Chaque fois que le Château de Versailles invite un artiste contemporain, la polémique fait rage. Après Jeff Koons, Xavier Veilhan et Takashi Murakami, c’est au tour de Bernard Venet d’investir les lieux.
Contrairement à ses prédécesseurs, Bernard Venet délaisse les salons dorés et déploie ses sculptures en extérieur. La plus spectaculaire prend place au débouché de l’avenue de Paris, au centre de la Place d’armes habituellement occupée par les cars de touristes. Arc × 16 encadre la figure du roi et l’auréole d’une série d’ovale. Grandiose et saisissant ! Elle dresse une perspective vers les grilles et la cour d’honneur qu’elle encercle d’un écrin. Magique !
ais, les puristes crient au scandale. Comble de l’horreur, cette œuvre monumentale n’est pas coulée dans le bronze mais faite d’un acier rouillé A leurs yeux, cette trace de modernité serait incongrue dans ce cadre historique. C’est aller un peu vite en besogne et oublier que la statue équestre n’est là que depuis 2009 et qu’elle date du XIX ème. Alors, faites la visite et jugez par vous-même.
Qu’ont en commun Jean Dubuffet, Robert Malaval, Philippe Ramette et Natacha Lesueur ? A première vue, l’attelage peut surprendre… Pourtant, ils se partagent les lumineux salons du Château de Villeneuve – Fondation Emile Hugues. A partir du 27 juin, l’exposition Attention à la figure y questionne la représentation et l’évocation de la figure humaine dans l’art des cinquante dernières années.
L’exposition démarre par 18 œuvres de Jean Dubuffet. Elles couvrent un champ historique assez large pour montrer comment la figure évolue au fil des ans : tantôt au premier plan, parfois réduite à un filigrane, tout à tour détruite, reconstruire ou juste évoquée. Elles côtoient 17 pièces de Robert Malaval où l’Aliment blanc s’estompe progressivement pour ne laisser place qu’à de simples silhouettes. Les portraits de belles-mères de Natacha Lesueur dépassent le registre du burlesque et s’opposent aux poses hiératiques de Philippe Ramette lorsqu’il se met en scène dans des clichés aux formats généreux. A voir absolument ! Jusqu’au 7 novembre…
Attention à la figure
Du 27 juin au 7 novembre 2011 – Du mardi au dimanche de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00
Château de Villeneuve – Fondation Emile Hugues – 2, place du Frêne – 06140 Vence
04 93 58 15 78 – www.museedevence.com
Qu’ont en commun Jean Dubuffet, Robert Malaval, Philippe Ramette et Natacha Lesueur ? A première vue, l’attelage peut surprendre… Pourtant, ils se partagent les lumineux salons du Château de Villeneuve – Fondation Emile Hugues. A partir du 27 juin, l’exposition Attention à la figure y questionne la représentation et l’évocation de la figure humaine dans l’art des cinquante dernières années.
L’exposition démarre par. 18 œuvres de Jean Dubuffet. Elles couvrent un champ historique assez large pour montrer comment la figure évolue au fil des ans : tantôt au premier plan, parfois réduite à un filigrane, tout à tour détruite, reconstruire ou juste évoquée. Elles côtoient 17 pièces de Robert Malaval où l’Aliment blanc s’estompe progressivement pour ne laisser place qu’à de simples silhouettes. Les portraits de belles-mères de Natacha Lesueur dépassent le registre du burlesque et s’opposent aux poses hiératiques de Philippe Ramette lorsqu’il se met en scène dans des clichés aux formats généreux. A voir absolument ! Jusqu’au 7 novembre…
Attention à la figure –
Du 27 juin au 7 novembre 2011 – Du mardi au dimanche de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00
Château de Villeneuve – Fondation Emile Hugues – 2, place du Frêne – 06140 Vence
04 93 58 15 78 – www.museedevence.com
Mes formations à l'AGECIF
Parmi ses thèmes de prédilection figurent :
Développement et partenariat
Culture et partenaires publics
Communication et stratégie
Bâtir une stratégie de communication
Concevoir son plan de communication sur Excel
Communication écrite et rédaction
Rédiger un communiqué de presse
Rédiger une note de synthèse
Rédiger son bilan d'activité
Communication et Web 2.0
Concevoir et rédiger une news letter
Ecrire pour le Web
Faire le bilan de sa saison
Mes publications
Jean-Philippe Durand publie de nombreux ouvrages techniques aux Editions Juris, aux Editions du Moniteur et aux Editions Weka. Il contribue à différents journaux et magazines spécialisés en qualité de journaliste musical, en particulier Libération et Opéra International.
Pour les Editions Weka, Jean-Philippe Durand assure la coordination scientifique et éditoriale de la collection Managez vos projet culturels
à laquelle il collabore également en tant qu'auteur. Cette collection
se compose de fiches pratiques disponibles sur le Web et regroupées
chaque année dans un ouvrage de 400 pages.
Ces fiches s'adressent autant aux opérateurs culturels qu'aux responsables et aux agents des collectivités publiques. Elles traitent toutes les facettes des métiers non-artistiques de la culture : gestion, médiation, administration, développement de projet, accompagnement d'artistes, relations aux publics, organisation de manifestations... Elles couvent les champs du patrimoine, des arts plastiques, du spectacle vivant, livre et de la lecture... et apportent informations pratiques et conseils techniques qu'elles illustrent par de nombreuses études de cas. Depuis avril 2011, elles ont pris la suite du guide Direction et gestion d'une entreprise culturelle qui a vu le jour en janvier 2004.
Aux Editions Weka, Jean-Philippe Durand est également l'auteur de deux guides pratiques.
Les outils de communication et leurs fonctions
s'adresse à toutes les personnes qui s'interrogent sur la pertinence
des actions qu'elles développent, recherchent la meilleure adéquation
entre les supports qu'elles utilisant et les populations qu'elles visent
ou, plus simplement, souhaitent prendre du recul face à leur pratique
quotidienne et aux réalité de leur terrain professionnelle. De manière
claire et didactique il passe en revue l'ensemble des outils en
précisant pour chacun les destinataires, les fonctions, les contextes de
lecture et les règles d'élaboration. une seconde partie est consacrée à
des exemples commentés et des études de cas.
Co-écrit avec Conrad Cecil, L'anglais pour la diffusion internationale du spectacle
est le livre qu'attendaient tous les acteurs de la vente et de la
diffusion internationale du spectacle. Il s'adresse aussi bien aux
professionnels qui accueillent qu'à ceux qui exportent ou s'engagent
dans des démarches de coproduction. Au-delà des aspects purement
linguistiques, il détaille les modes de pensés, précise les contextes et
décortique l'organisation des structures. Il fournit des repères pour
s'adresser aux bons interlocuteurs et utiliser l'outil de travail adapté
à chaque situation. Au passage, il met en garde contre les faux-amis
qui pourraient induire en erreur !
Dans la même collection, Rédiger ses outils de communication et ses écrits professionnels est attendu pour le mois de janvier 2012.
Tous les deux mois, Jean-Philippe Durand supervise la réalisation d'un nouveau numéro de la lettre confidentielle En coulisse, l'action culturelle.
Ces dossiers de seize page traitent un sujet en lien avec les
préoccupations des entreprises culturelles et des collectivités
territoriales. Il ne s'agit pas de coller à l'actualité, mais plutôt de
prendre du recul face à des événements récents ou de se placer dans une
optique d'anticipation. Vivante, En coulisse, l'action culturelle
alterne portraits, études de cas et interviews qu'elle émaille de focus
chiffrés. Régimes de retraite, stratégie de marque, accueil des
publics, enjeux budgétaires... figurent parmi les derniers sujets
publiés
Mon parcours professionnel
Au moment de choisir une profession, Jean-Philippe Durand hésite entre le droit et la gestion. Il suit un double cursus : management et marketing des services à l’Ecole Supérieure de Commerce de Lyon, droit à l’Université Lyon II.
Dans cet univers teinté de valeurs entrepreneuriales, il cultive un
profil atypique. Et lors d’un séjour aux U.S.A. durant lequel il se
confronte aux méthodes du Boston Symphony et du Metropolitan Opera,
il décide de se spécialiser en marketing et d’étudier comment les
concepts développés dans le secteur industriel et commercial peuvent
être adaptés au domaine de la culture.
Jean-Philippe Durand occupe des postes à responsabilités au sein de différentes institutions comme le Festival Montpellier Danse, le Festival d’Aix-en-Provence, les Orientales de Saint-Florent le Vieil, le CNIPAL, Monaco Dance Forum… A Lyon, il accompagne la création et le développement des activités du Fond Régional d’Art Contemporain (FRAC) et pilote son installation dans les locaux de la Villa Gillet. A Annecy, il suit le développement des activités de l’Office Rhône-Alpes du Livre, structure d’appui aux auteurs et aux éditeurs qui voit le jour dans le cadre des politiques contractuelles initiées par l’Etat et la Région. Il conseille des collectivités publiques lors de l’implantation de projets : Fondation Emile Hughes à Vence, Abbaye aux Dames de Saintes, Musées techniques de la Ville de Mulhouse, Abbatiale de Conques, Gouvernement de l’Etat de Pernambuco au Brésil, Services de l’Ambassade de France au Maroc…
Aujourd’hui, Jean-Philippe Durand est chargé de la direction pédagogique à l’AGECIF. A ce titre, il conseille les entreprises culturelles dans la mise en œuvre de leurs plans de formation. Chaque année, il imagine de nouveaux modules qui répondent à l’évolution des besoins et des métiers. Et, bien sûr, il anime des formations sur les publics, la définition des stratégies et l’élaboration des outils de communication, les techniques d’écriture et de rédaction, l’animation des équipes d’accueil…
Pour l’Université de Provence, Jean-Philippe Durand a piloté les enseignements à distance de la licence professionnelle Conception et mise en œuvre de projets culturels.
Jean-Philippe Durand a publié de nombreux ouvrages techniques aux Editions Juris, aux Editions du Moniteur et aux Editions Weka dont il coordonne la collection Management de projets culturels. Il a contribué à différents journaux en qualité de critique musical, en particulier Libération et Opéra International.
A titre bénévole, Jean-Philippe Durand est membre du Conseil d’Administration du Musée d’art moderne et contemporain de Vence. Il rejoint une passion, les arts plastiques, qui se combine avec un amour immodéré du spectacle vivant.